Affiche dame blanchePendant près de 2 heures, la pièce nous plonge dans l’histoire de Malo Tiersen (Arthur Jugnot), un jeune flic breton, qui va vite voir sa vie devenir un enfer suite à un accident. Le pauvre a en effet eu le malheur d’écraser accidentellement sa maîtresse Alice, un soir d’orage dans la forêt… et l’esprit d’Alice ne va pas cesser, ensuite, de le hanter !

En vous disant  cela, je ne vous dévoile bien entendu pas tout… En effet, l’histoire est surtout portée par une mise en scène surprenante, puisant son inspiration dans l’univers cinématographique, tant par le choix des musiques, des effets scéniques et de lumières, rendant les scènes angoissantes plus vraies que nature !

Scène de la Dame Blanche avec Arthur JugnotToutefois, je vous rassure, nous ne sommes pas sous pression pendant toute la durée de la pièce. En effet, l’histoire alterne entre scènes angoissantes et des scènes de Malo chez lui et dans son quotidien professionnel, nous permettant de souffler un peu ! 🙂

Toujours coté mise en scène, les acteurs se déplacent dans la salle et interagissent avec les spectateurs, ce qui créé une véritable interaction avec le public.

J’ai été un peu moins fan du jeu des acteurs principaux, que j’ai trouvé au final assez simple, la pièce interpellant surtout par sa mise en scène.

Une pièce originale, à voir donc pour passer une bonne soirée d’épouvante entre amis !

 

 Infos pratiques :
Pièce jouée jusqu’au  jeudi 30 juin 2016 au Théâtre du Palais Royal.
Séances : 16h00 / 16h30 / 21h00 (selon les jours)
En mai : relâches lundi & et mardi
En juin : relâches dimanche & lundi
Prix : de 14,40 € (cat. 4) à environ 50 € (Carré d’Or) – variable, voir sur billetreduc.com)


Lumière sur les auteurs, Sébastien Azzopardi et Sacha Danino
:

Un univers très personnel, associant le théâtre classique (codes de la commedia dell Arte et du cabaret) à un rythme cinématographique, c’est comme ça se caractérisent les pièces écrites par Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, deux amis d’enfance. Cet incroyable mélange, combinant innovation et créativité scénique, a permis à trois spectacles de rester à l’affiche à Paris plusieurs années.

2002

  • écriture et mise en scène du 1ier spectacle de Sébastien Azzopardi, « les classiques contre-Attaquent » (Théâtre de la Huchette), une adaptation des fables de La Fontaine, de Gargantua (Rabelais) et de Candide (Voltaire)
  • écriture de « Devinez qui ? » (Théâtre du Palais Royal), une adaptation des « Dix petits nègres » d’Agatha Christie (nomination aux Molières 2004 « meilleure adaptation »).

10 décembre 2003 : création de la Compagnie Sébastien Azzopardi.

Sébastien Azzopardi monte plusieurs spectacles à grands succès :

  • « le Barbier de Séville » de Beaumarchais (jouée au Théâtre des Cinq Diamants, au Lucernaire puis en Tournée. 324 représentations),
  • « Faisons un rêve » de Sacha Guitry (Comédie Bastille toute la saison 2005-2006 puis en tournée en 2007. 284 représentations),
  • « les caprices de Marianne » de Musset (Le Lucernaire, puis en Tournée 2010. 300 représentations)
  • « l’éventail de Lady Windermere » d’Oscar Wilde (5 nominations aux Molières 2007. 150 représentations.)
  • « le tour du monde en 80 jours » (plus de 3 000 représentations, prix Charles Oulmont et prix du public au Festival d’Anjou), joué au Café de la Gare et au Splendid
  • « Mission Florimont » (plus de 1 000 représentations avec une nomination aux Molières de la Meilleure pièce Comique en 2010),
  • « dernier coup de ciseaux » (plus de 1 500 représentations depuis 2011, prix Molières de la Meilleur Comédie 2014),
  • « Coup de Théâtre »
  • « La Dame Blanche »

Lumière sur le mythe de la Dame Blanche :

La dame blanche, selon les légendes, peut prendre diverses formes :  celles de fées, de sorcières, de lavandières de la nuit ou d’annonciatrices de mort prochaine, de fantômes de femmes décédées ou d’auto-stoppeuses fantômes.

Quelle que soit leur forme, la légende de la dame blanche se retrouve dans différents pays en Europe et en Amérique du Nord et, selon la légende, la dame blanche peut être un esprit bienveillant ou malveillant.

En plus d’être un mythe purement imaginaire, il est probable que des événements nocturnes aient stimulé la légende des dames blanches à la campagne. Pour les lavandières de la nuit : coassement rythmé de certaines grenouilles reproduisant le bruit des battoirs au bord des marres la nuit. Vision de certains rapaces nocturnes, un des surnoms de la chouette effraie est d’ailleurs « dame blanche ».