Deux romans à succès : la petite fille du phare et Demain n’attend pas

0 Ecrit par le ven, 02 novembre 2018, 13:28

LA PETITE FILLE DU PHARE

de Christophe Ferré

en librairie depuis le 3 octobre 2018,

édité par L’Archipel

(442 pages / 22 euros)

la-petite-fille-du-phareIl s’agit d’un thriller psychologique dans la lignée de Guillaume Musso.

Voici la présentation jointe à ce roman.

Le temps d’une soirée dans un pub de Ploumanac’h, Morgane et Elouan laissent la garde de Gaela, leur fille âgée de dix jours, à Arthur, son frère de dix ans. Mais à leur retour, un berceau vide les attend. Aucune trace d’effraction, pas de demande de rançon. A la douleur de la disparition s’ajoute la violence des soupçons de la gendarmerie. Morgane est une mère déjà éprouvée par la mort d’une autre petite fille, Elouan un père souvent absent… Leur passé trouble les rattrape. Les pistes se multiplient, mais l’enquête n’avance pas.

Jusqu’au miracle : Gaela est rendue à ses parents un mois après son enlèvement. Le soulagement l’emporte alors sur l’incompréhension. Sauf pour Arthur, convaincu que ce bébé n’est pas sa sœur…

Mon avis sur cet ouvrage plutôt captivant est partagé. J’ai beaucoup apprécié la description du cadre et de l’atmosphère dans lesquels se déroule ce roman. La côte de granit rose, le port de Ploumanac’h, le site mystérieux de cette région légendaire de la Bretagne y sont dépeints avec précision.

Cependant, le récit comporte un certain nombre d’invraisemblances. L’auteur me semble éloigné de l’intuition et du vécu d’une mère venant de mettre un enfant au monde. Mais peut-on lui en faire le reproche ?

Grand prix de la nouvelle de l’Académie française en 2010, Christophe Ferré est romancier et auteur dramatique. Il est l’auteur de La Chambre d’amour (Arléa, 2015), La Septième nuit (Seuil, 2000), ou encore Paradis Turquoise (Flammarion, 2005). Son premier roman à suspense, La Révélation de Chartres (Salvator, 2015) a reçu un très bon accueil et s’est vendu à plus de 20 000 exemplaires, toutes éditions confondues.

DEMAIN N’ATTEND PAS

de Céline Rouillé

paru en août 2016, City éditions

(412 pages / 18,50 euros)

CVT_Demain-nattend-pas_8263Le premier roman de Céline Rouillé, Demain, il fera beau (City 2015), avait connu un beau succès auprès du public et des critiques.

Demain n’attend pas en est la suite. L’intrigue y est présentée sous la forme d’un puzzle : une première partie est consacrée aux trois personnages principaux. Sarah redoute le projet de construction d’un complexe hôtelier à côté de la maison d’hôtes qu’elle a ouverte cinq ans auparavant en Normandie. Divorcée, mère de deux filles, dont une adolescente, Agathe (dotée d’hypersensibilité, et d’un sens aigu d’empathie), cette femme va lutter pour protéger son havre de paix. A quelques kilomètres de là, se joue le destin de Pierre, employé dévoué d’une luxueuse résidence médicale, accusé à tort d’un forfait qui bouleverse sa vie.

Une deuxième partie introduit des personnages secondaires liés aux protagonistes. Ils apportent un éclairage sur leur situation.

Dans une troisième partie, le dénouement confère au roman une atmosphère de « feel good story ».

L’écriture est simple, fluide et la lecture de cet ouvrage se révèle agréable dans l’ensemble, bien que  la seconde partie m’ait semblé quelque peu fastidieuse.

Ecrit par

Linguiste de formation, mélomane et pratiquante du yoga depuis mon entrée dans l’âge adulte, je cultive l’art du bien-être, du mieux-vivre, mais aussi mon jardin, au sens propre comme au figuré. Respecter la nature et l’humain, c’est respecter son corps par une hygiène alimentaire et une pratique sportive adaptées à chacun. L’ouverture aux autres passe par tout ce que l’on partage, les bons petits (et grands !) plats, sains et équilibrés, par le culte du beau, du bon et du vrai, dans ce domaine comme dans les découvertes culturelles (artistiques, touristiques, littéraires) ou sportives. Animée par ces valeurs, je suis devenue rédactrice pour Femme-Attitude afin de transmettre en toute humilité ce qui donne du sens à la vie dans un monde si beau, hélas souvent malmené et donc fragilisé.

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